À quelques kilomètres seulement du centre de Hué, ancienne capitale impériale du Vietnam, se niche un village aux couleurs éclatantes et aux senteurs envoûtantes : le village de Thuy Xuan à Hue. Réputé pour sa fabrication artisanale d’encens, ce hameau tranquille attire aujourd’hui les visiteurs en quête d’authenticité, de traditions préservées et de moments de calme en pleine vie locale vietnamienne. Mais bien plus qu’un simple arrêt touristique, le village de Thuy Xuan à Hue est le témoignage vivant d’un savoir-faire multiséculaire, transmis avec fierté de génération en génération.

Depuis plus de 700 ans, les habitants de Thuy Xuan se consacrent à l’art de fabriquer de l’encens. Cette activité artisanale trouve ses racines dans l’époque des dynasties Nguyễn, lorsque Hué était le centre du pouvoir politique, religieux et culturel du pays. L’encens était alors utilisé dans tous les temples, pagodes et palais royaux. Il accompagnait les cérémonies, les cultes aux ancêtres, et les rituels spirituels.
Le village de Thuy Xuan à Hue s’est ainsi forgé une réputation d’excellence. Les empereurs eux-mêmes y commandaient l’encens sacré pour les rites impériaux. Encore aujourd’hui, les familles locales perpétuent ces gestes séculaires avec une fidélité impressionnante, comme un hommage vivant aux ancêtres et à l’héritage impérial.
La fabrication de l’encens à Thuy Xuan ne se résume pas à un simple processus mécanique. C’est un art à part entière, qui mobilise l’odorat, la dextérité manuelle et une sensibilité esthétique particulière. Les étapes commencent par le mélange d’une poudre composée de bois d’agar, de cannelle, de camphre, et d’autres essences naturelles. Ces composants sont choisis avec soin pour leur qualité, leur provenance et leur arôme.
La pâte obtenue est ensuite roulée autour de fines tiges en bambou, avec des gestes précis et répétitifs. Ce travail exige patience, minutie et savoir-faire. Puis, les bâtonnets sont laissés à sécher au soleil pendant plusieurs heures. C’est à ce moment-là que le village se transforme en une immense palette de couleurs chatoyantes : rouge, jaune, violet, vert, rose… chaque teinte correspond à une variété d’encens ou à une préférence esthétique du fabricant.
Le parfum subtil qui émane des tiges en séchage enveloppe le village d’une atmosphère paisible et méditative. En flânant à travers le village de Thuy Xuan à Hue, on découvre des dizaines de familles qui travaillent devant leur maison, souvent en chantonnant ou en discutant avec les voisins. Ce lien entre travail et convivialité est typique de la vie rurale vietnamienne.

Ce qui frappe en premier lorsqu’on visite le village de Thuy Xuan à Hue, ce sont les couleurs vives des bâtonnets d’encens, harmonieusement disposés en éventail ou en bouquets. Les artisans les présentent avec fierté devant leurs ateliers ou sur des présentoirs fleuris, créant un spectacle visuel fascinant, très apprécié des photographes et des voyageurs en quête d’insolite.
Les senteurs, quant à elles, évoquent immédiatement l’Orient mystérieux et spirituel. Le bois de santal, le clou de girofle, l’écorce de cannelle, et parfois le jasmin ou le lotus, se mêlent dans une symphonie olfactive apaisante. À chaque respiration, on est transporté dans un autre temps, celui des temples anciens et des cérémonies sacrées.
Beaucoup de visiteurs choisissent d’acheter quelques paquets d’encens comme souvenirs authentiques. D’autres s’essaient même à la fabrication, grâce aux ateliers proposés par certaines familles. C’est une manière originale de mieux comprendre la complexité de ce métier et de repartir avec un objet confectionné de ses propres mains.
Au-delà de l’artisanat, le village de Thuy Xuan à Hue offre une immersion rare dans le quotidien des Vietnamiens. Ici, pas de circuits touristiques rigides ni de musées figés. Ce que l’on découvre, c’est la vraie vie : celle des anciens qui trient les poudres d’encens à l’ombre d’un banian, celle des enfants qui jouent entre les bottes de bambous, celle des femmes qui discutent recettes pendant que leurs mains roulent inlassablement les tiges odorantes.
L’accueil des habitants est à la fois chaleureux et discret. Ils sont fiers de montrer leur travail, mais ne cherchent pas à forcer la main au visiteur. Vous pourrez discuter librement, poser des questions, prendre des photos, ou simplement observer en silence le rythme tranquille de cette communauté soudée.
La plupart des familles vivent de cette activité depuis des générations. Certains jeunes sont même revenus au village après des années en ville, motivés par l’envie de préserver les traditions et de faire connaître leur métier au monde entier. Le renouveau du tourisme culturel a donné un second souffle à l’économie locale, sans dénaturer l’esprit du lieu.

Fabriquer un chapeau conique vietnamien, ou "nón lá", est un savoir-faire artisanal transmis de génération en génération dans les villages du Vietnam. Plus qu’un simple couvre-chef, le chapeau conique ou le nón lá est un symbole culturel fort, à la fois pratique et poétique. Sa fabrication requiert de la minutie, de la patience et un profond respect des traditions.
La première étape consiste à choisir les feuilles de palmier (souvent des feuilles de latanier) de bonne qualité : elles doivent être jeunes, souples et sans trous. Ces feuilles sont ensuite lavées, séchées au soleil, puis repassées à l’aide d’un fer chauffé à la braise ou d’une plaque métallique pour qu’elles deviennent bien plates et lisses.
Parallèlement, on prépare les cercles de bambou qui formeront la structure du chapeau. Le bambou est fendu, taillé, trempé dans l’eau pour le rendre souple, puis cintré en anneaux de différentes tailles.
Les cercles de bambou sont assemblés sur un moule en forme de cône appelé “khuôn”. Généralement, entre 15 et 16 cercles sont utilisés, placés à intervalles réguliers pour former l’ossature. Un bambou plus épais est utilisé pour la base afin de renforcer le contour du chapeau.
Ces cercles sont ensuite liés par un fil de coton ou de nylon, cousu à la main avec une grande précision pour que la structure soit à la fois solide et légère.
Les feuilles de latanier repassées sont découpées et superposées avec soin sur la structure. Il faut veiller à ce que les nervures soient orientées de manière esthétique. Les artisans placent souvent 2 à 3 couches de feuilles pour assurer une bonne étanchéité et une belle finition.
Une fois positionnées, les feuilles sont fixées à la main sur les cercles à l’aide d’une fine couture invisible. Certaines artisanes ajoutent à l’intérieur un poème calligraphié, visible en transparence lorsque le soleil traverse le chapeau.
Pour renforcer le chapeau, un vernis léger peut être appliqué. Cela permet de le protéger contre l’humidité et de lui donner un léger brillant. Certains nón lá sont peints à la main ou ornés de motifs floraux traditionnels, notamment dans les versions utilisées lors des spectacles artistiques ou dans les tenues d’apparat.
Enfin, une lanière en tissu ou en soie est fixée de chaque côté pour permettre de nouer le chapeau sous le menton. Ce ruban ajoute une touche élégante et féminine au nón lá.
La fabrication du chapeau conique ou de nón lá est encore bien vivante dans plusieurs villages du Vietnam, notamment à Chuông (Hà Tây), Phủ Cam (Huế) ou Go Gang (Bình Dinh). Les enfants y apprennent dès leur plus jeune âge à tresser le bambou, à préparer les feuilles et à coudre. Chaque chapeau peut prendre de 3 à 8 heures de travail, selon la complexité du modèle.
Fabriquer un chapeau conique est non seulement un artisanat mais c’est aussi un geste d’identité nationale, un hommage aux racines rurales du Vietnam, et un savoir-faire qui continue de séduire les visiteurs du monde entier.

Fabriquer des bâtonnets d’encens est un art ancestral qui demande patience, précision et sensibilité. Au Vietnam, notamment dans le village de Thuy Xuan à Hue, cette tradition se transmet de génération en génération, comme un véritable trésor culturel. Voici les grandes étapes du processus de fabrication :
La première étape consiste à sélectionner des ingrédients naturels qui composeront le cœur parfumé de l’encens. On utilise généralement un mélange de :
Poudre de bois d’agar (trầm hương) ou de bois de santal, pour la base odorante ;
Écorce de cannelle, clous de girofle, camphre, et parfois lotus séché, jasmin ou zestes d’orange séchés, pour enrichir le parfum ;
Poudre de tabou-noir (bột bời lời), issue de l’écorce d’un arbre tropical, qui sert de liant naturel.
Ces composants sont broyés, tamisés puis mélangés avec de l’eau pour former une pâte homogène.
Des tiges fines en bambou séché sont utilisées comme support. L’artisan plonge chaque tige dans la pâte aromatique ou l’applique à la main de manière uniforme. Ce geste, à la fois délicat et répétitif, demande une grande dextérité pour que l’encens brûle régulièrement et lentement.
Une fois les tiges enduites, elles sont soigneusement disposées en éventail sur de grandes nattes au soleil. Ce séchage naturel dure plusieurs heures, voire une journée entière, selon les conditions climatiques. C’est à cette étape que les fameuses palettes colorées d’encens deviennent visibles dans les villages comme Thuy Xuan, formant un paysage spectaculaire.
Parfois, les artisans ajoutent des colorants naturels aux extrémités des bâtonnets pour les rendre plus attrayants visuellement : rouge vif, violet, jaune doré… Ces couleurs ne changent pas le parfum mais participent à l’identité visuelle du produit.
Les bâtonnets d’encens sont ensuite triés, regroupés en bottes, parfois enveloppés dans du papier de riz décoratif ou des boîtes artisanales. Ils sont destinés à être utilisés dans les temples, les maisons, lors des cérémonies religieuses ou comme souvenirs pour les visiteurs.
Fabriquer les bâtonnets d’encens au Vietnam est donc bien plus qu’un métier : c’est une forme d’expression culturelle, empreinte de spiritualité et de respect des éléments naturels. À travers chaque bâtonnet se transmet une part de l’âme vietnamienne.

Le village de Thuy Xuan à Hue est près du tombeau royal de Tu Duc et à proximité de la célèbre pagode de la Dame Céleste (Thien Mu) donc c'est une combination parfaite lors de la visite de Hue. Il est aussi facilement accessible en scooter, en vélo ou en taxi. La route qui y mène traverse de jolis paysages : rizières, collines boisées, et villages tranquilles.
Voici quelques conseils pour profiter pleinement de votre visite :
Meilleur moment pour visiter ce village artisanal : Le matin, lorsque les bâtonnets d’encens sont fraîchement exposés au soleil, les couleurs sont éclatantes et la lumière douce idéale pour les photos.
Durée de visite : vous devrez prévoir environ 1 à 2 heures pour flâner, discuter avec les artisans, participer à un atelier et faire quelques achats.
Que rapporter ? Des bâtonnets d’encens colorés (parfums au choix), des éventails décoratifs faits main, et pourquoi pas, un petit carnet ou un livre sur les traditions vietnamiennes.
Respect et discrétion : Il s’agit d’un village habité, non d’un musée. Soyez respectueux des habitants, évitez de photographier sans autorisation directe, et n’interrompez pas le travail des artisans sans leur accord.
Visiter le village de Thuy Xuan à Hue, c’est faire une pause dans le tumulte du voyage. C’est aussi renouer avec l’essentiel : les gestes simples, la beauté artisanale, les parfums qui éveillent l’âme. À l’heure où de nombreuses traditions disparaissent, ce village nous rappelle que le vrai luxe réside parfois dans le savoir-faire le plus humble, dans la transmission familiale, dans l’harmonie entre l’homme et la nature.
Pour les amoureux de culture, de spiritualité, ou tout simplement de belles rencontres, le village de Thuy Xuan à Hue reste une étape incontournable lors d’un séjour dans la région centrale du Vietnam. Il incarne à la fois la mémoire du passé impérial et la vitalité d’un présent tourné vers l’avenir, fidèle à ses racines.
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Chaque tige d’encens fabriquée dans le village de Thuy Xuan à Hue est bien plus qu’un objet parfumé : c’est un fragment d’histoire, une offrande silencieuse à la beauté du geste et à la ferveur des traditions. En visitant ce village, on ne repart jamais les mains vides. On emporte avec soi une émotion, une image, une odeur... et l’envie d’en parler à ceux qui, un jour, viendront à leur tour découvrir cette perle cachée de Hué.
Ceque vous ne devrez pas manquer :
Qu’ils aient choisi un circuit court ou une grande aventure au long cours, un itinéraire classique ou hors des sentiers battus, en voiture, à bord d’une jonque, à pied, à vélo ou à moto… nos voyageurs reviennent d’Indochine le cœur rempli d’émotions et de souvenirs inoubliables.
Ils nous confient leurs récits, leurs moments forts, leurs rencontres humaines, leurs découvertes culturelles et naturelles vécues au Vietnam, au Cambodge, au Laos, en Thaïlande ou au Myanmar.
Nous les remercions chaleureusement pour leur confiance accordée à notre équipe, pour l’organisation et la prise en charge de leur séjour. C’est un privilège de les accompagner dans la réalisation de leurs rêves de voyage en Asie du Sud-Est, et c’est aussi ce qui donne tout son sens à notre métier : créer des expériences uniques, sur mesure, et profondément humaines.
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